Une année lilloise, le blog des élèves de 1ère S3 et de 1ère ES1

Blog collectif réalisé par les élèves des Première S3 et ES1 et leurs professeurs autour du projet sur Lille.

19.1.07

Présentation de Lille


Lille est une ville du nord de la France, préfecture et la plus grande ville de la région Nord-Pas-de-Calais et du département du Nord (59).
Son nom en ancien fraais (L’Isle), comme en flamand (Ryssel) et aujourd'hui en néerlandais (Rijsel), provient d’une île sur la Deûle.
Lille, avec un peu moins de 200 000 habitants (226 000 habitants en comptant la commune associée de Lomme depuis 2002), est la principale commune d’une communauté urbaine qui regroupe plus d’un million d'habitants (avec en particulier les villes de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq). Elle appartient également à une vaste conurbation qui s’étend en Belgique avec les villes de Courtrai, Mouscron et Menin, totalisant plus de 1,7 million d’habitants[].

Une vaste conurbation

La révolution industrielle a largement profité à la ville de Lille et à ses voisines (en particulier Roubaix et Tourcoing). Lille est maintenant située au sud d’une vaste conurbation transfrontalière.
Selon l'atlas Transfrontalier de l'INSEE[], l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend environ 1 millions d'habitants côté français et 1,2 millions d'habitants si l'on intègre le semis de villes côté belge. L'agglomération multipolaire dont fait partie Lille est la quatrième agglomération française derrière celles de Paris, Lyon et Marseille, mais si l'on prend en compte l'unité urbaine indépendamment de la frontière, l'agglomération transfrontalière Lille Roubaix Tourcoing Mouscron s'avère plus peuplée que les agglomérations exclusivement françaises de Lyon ou Marseille.



Histoire de Lille

Capitale des Flandres françaises, Lille aurait été fondée, selon la légende, en 640. Elle n’apparaît dans les chartes qu’à partir de 1054. Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine).
Au Moyen Âge, la ville se développe grâce à son emplacement privilégié de traversée de la Deûle, et à ses relations avec les autres villes du prospère comté de Flandre. Une foire au drap est fondée au XII° siècle.
Lille est réunie une première fois au domaine royal de 1304 à 1369, après la bataille de Mons-en-Pévèle. À cette date, elle devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, Philippe II le Hardi. Elle passe en 1477 aux Habsbourg.
Au XVIe siècle, la ville est touchée par les guerres de religion : première répression en 1555, puis guerre des Hurlus (rebelles protestants) (à partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582).
La ville est prise par les armées françaises en 1667, et le rattachement est officialisé en 1668, au traité d’Aix-la-Chapelle. D’Artagnan est gouverneur de la ville. La citadelle Vauban capitule lors de la guerre de Succession d'Espagne (1708) et reste jusqu’en 1713 aux mains de la coalition européenne.
La ville s’industrialise dès le début du XIXe siècle : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 à 200 000 en 1891. En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France.
La ville est occupée par les Allemands d’octobre 1914 à octobre 1918. Elle est durement touchée par la crise économique de 1929 (un tiers des Lillois sont dans la misère en 1935).
Après la Seconde Guerre mondiale, la ville affronte la crise des secteurs économiques qui la faisaient vivre : textile, charbon, métallurgie. À partir des années 1980, elle se tourne vers les services, favorisés par de grands équipements : Euralille, TGV, Tunnel sous la Manche.
Le développement urbain et les quartiers
Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s’est pas développée de manière circulaire autour d’un hyper-centre. Elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propre. Le Vieux-Lille n’est que l’un d’eux, largement excentré vers le nord. La compréhension et la lecture de la trame urbaine nécessitent quelques repères topographiques et historiques.


Un héritage médiéval malmené

Lille a toujours été relativement prospère et a profité de son activité commerciale puis de son rôle de métropole d'une région fortement industrialisée. Son tissu urbain n’a jamais été figé et des ajouts et des modifications de toutes époques la parsèment. De plus, après sa conquête par Louis XIV, l’imposition d’une identité française s’est en partie réalisée à travers l’architecture. La création d’un nouveau quartier et de bâtiments publics a été accompagnée d’une tendance à la négation des héritages antérieurs. Ceci explique peut-être la propension, jusqu’à une époque récente, à négliger son passé et les héritages architecturaux civils les plus anciens (à l’exception peut-être de l’incontournable Vieille Bourse).
Un des quartiers médiévaux (Saint-Sauveur) n’est plus perçu comme tel, depuis sa destruction et son bétonnage massif au cours des années 1960. Seul quelques bâtiments isolés, parfois exceptionnels (tel l’hospice Gantois transformé en hôtel) témoignent de son passé.
Le quartier du Vieux-Lille, pendant en rive gauche de Saint-Sauveur, longtemps misérable et laissé à l’abandon, a failli subir le même sort, comme le rappelle le détonnant contraste entre l’hospice Comtesse et le Palais de Justice. Sauvé grâce à une mobilisation associative, le Vieux-Lille est aujourd’hui restauré et est devenu un secteur de tourisme et de commerces de luxe.


La conquête française et le développement vers l’ouest

Après la conquête française, Vauban modernise les fortifications et construit la citadelle, dans une zone marécageuse à l’ouest de la ville. Entre l’ancienne ville et la citadelle, un nouveau quartier est créé sur un plan quadrangulaire (avec pour axe principal la rue Royale). On y trouve quelques hôtels particuliers (dont l’immeuble de la Banque de France).
Au cours du XVIIIe siècle, le canal reliant la haute et la basse Deûle est construit entre la citadelle et la ville. Permettant une liaison fluvial facile d'amont en aval via des écluses, il court-circuite les petits canaux urbains qui perdent alors leur raison d'être et semblent, dès lors, subir des problèmes d'envasement et de salubrité. Comblés depuis les années 60, ces canaux du centre ville tendent aujourd'hui à réapparaître dans le cadre des nombreux projets d'urbanisme visant à redonner un certain cachet au centre ville (ex: le quai du Wault).


Le XIXe siècle et l’explosion urbaine

Lille ne cesse d'acquérir un poids économique et est à l’étroit dans ses fortifications. En 1858, une nouvelle enceinte est construite et la ville s’agrandit vers le sud, en englobant les communes d’Esquermes, de Wazemmes(toutes deux en rive droite de la Deûle) et un espace rural au sud-est (le future quartier Moulins[]). L’ancienne fortification méridionale détruite (il n’en subsiste que la porte de Paris) et est remplacée par le Boulevard de la République (bordés d’habitats de rapport et de maisons de maître). À la même époque des percée sont réalisées à travers la ville médiévale (rue Faidherbe, rue Nationale, débouchant sur la Grand’place).
La Nouvelle zone intra-muros est très vite bâtie. Elle est desservie par de grandes artères rectilignes. À côté des anciens noyaux villageois d’Esquermes et de Wazemmes se juxtaposent des secteurs d’habitats bourgeois (sur les axes principaux et dans les anciennes zones humides de la Deûle) et des secteurs industriels et un habitat ouvrier (courées). L’ancien lit de la Deûle est remblayé et, à la même époque, les canaux qui caractérisaient la ville médiévale sont couverts et transformés en égouts. Plus à l’Est, la gare de marchandises Saint-Sauveur se développe à proximité de la porte de Paris.
La croissance urbaine et l’industrialisation profitent aussi aux faubourgs et aux villes limitrophes avec un tissu industriel et ouvrier dense (industrie ferroviaire, sidérurgie, mécanique, textile) mais aussi avec la création de zone résidentielles bourgeoise (à l’ouest de la Citadelle et sur l’axe du Grand Boulevard reliant Lille à Roubaix-Tourcoing). Les faubourgs sont séparés de Lille intra muros par les fortifications et une bande non aedificandus. Pour faciliter la défense de la ville, les constructions y sont interdites ou limitées à des habitations de torchis et bois susceptibles d’être rapidement rasées (quelques exemples subsistent). Cette zone exploitée par les réseaux de communications (chemins de fer puis autoroutes) forme encore aujourd’hui une fracture dans le tissu urbain.


Le XXe siècle : une métropole moderne

Les fortifications ont été rasées après la première guerre mondiale, à l’exception de la Citadelle et des casernes au nord de la ville. Leurs traces restent pourtant bien présentent à travers la zone non aedificandus qui la ceinturait. Libre d’habitation, elle a permis le passage d’axes de communications (boulevards, autoroutes et périphérique, lignes de chemin de fer), la création de quelques grands ensembles (lesbiscottes) ou d’infrastructures correspondant à son rôle de métropole régionale.
Les communes d’Hellemmes et de Lomme sont intégrées à Lille, respectivement en 1977 et 2000, officiellement pour les dynamiser et favoriser leur équilibre financier. Il est difficile toutefois de ne pas y voir d'arrières pensées électorales : la nombreuse population d’ouvriers et de cheminots de ces deux villes ancrent en effet durablement Lille à gauche (tandis que l’évolution socio-économique des quartiers centraux tend à y réduire le vote socialiste). Ce rattachement a été parfois mal vécu par des habitants, en particulier par des Hellemmois qui revendiquent une identité propre et distincte.


Extension de Lille

Lille s’est étendue en fusionnant avec des communes voisines, à plusieurs reprises:
1858 : Esquermes, Fives, Moulins-Lille et Wazemmes
1977 : Hellemmes-Lille
2000 : Lomme
Les deux dernières ont gardé le statut de communes associées.L'absorption de nouvelles communes ne semblent plus possible en raison de l'obligation depuis d'une ratification par référendum des populations concernées. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires, les maires des communes alentours pour dénoncer l'absence de démocratie participative ont effectué des référendums au sein de leurs communes sur une éventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus élevé pour une fusion a été à Faches-Thumesnil avec 14% de votes favorables.


Liste des cantons

Lille est divisée en 9 cantons :
Le canton de Lille-Centre est formé d’une partie de Lille (21 959 habitants)
Le canton de Lille-Est est formé d’une partie de Lille (30 154 habitants)
Le canton de Lille-Nord est formé d’une partie de Lille et de la commune de La Madeleine (Nord) (30 354 habitants)
Le canton de Lille-Nord-Est est formé d’une partie de Lille et de la commune de Mons-en-Barœul (50 878 habitants)
Le canton de Lille-Ouest est formé d'une partie de Lille et des communes de Lambersart, Marquette-lez-Lille, Saint-André-lez-Lille et Wambrechies (63 270 habitants)
Le canton de Lille-Sud est formé d’une partie de Lille (44 380 habitants)
Le canton de Lille-Sud-Est est formé d’une partie de Lille et des communes de Faches-Thumesnil, Lezennes, et Ronchin (41 812 habitants)
Le canton de Lille-Sud-Ouest est formé d’une partie de Lille (42 135 habitants)
Le canton de Lomme est formé d’une partie de Lille (correspondant à la commune associée de Lomme) et des communes de Beaucamps-Ligny, Englos, Ennetières-en-Weppes, Erquinghem-le-Sec, Escobecques, Hallennes-lez-Haubourdin, Le Maisnil, Radinghem-en-Weppes, Sequedin (40 311 habitants)

La ville de Lille bénéficie aussi de nombreux emplois publics que ce soit de la fonction publique d’État (principalement dans les services décentralisés de l'État regroupés au sein de la cité administrative, une des trois facultés publiques de la ville est encore située à Lille…), la fonction publique hospitalière (le centre hospitalier régional situé à Lille-Sud est le premier employeur de la région), la fonction publique territoriale (conseil général et régional), ou para-public (siège régional de la SNCF, d'EDF, Banque de France, INSEE, INPI…). La majeure partie de ces emplois publics sont regroupés dans le quartier Saint-Sauveur.

Culture

Les diverses guerres mais aussi l’indifférence des habitants, la priorité donnée au développement industriel et les nécessités immédiates du logement ouvrier ont par le passé causé d'importants dégâts au patrimoine de la ville. Une certaine prise de conscience de la richesse de ce patrimoine à partir des années 1960-1970 a abouti à d’importantes opérations de rénovation, notamment dans le Vieux-Lille, quartier dont le bâti vétuste tombait pratiquement en ruines à cette époque, et qui est aujourd’hui, après une profonde restauration, particulièrement apprécié des touristes.
Depuis 1976 le célèbre orchestre national de Lille, dirigé par Jean-Claude Casadesus donne plus de 120 concerts par an.
Durant toute l’année 2004 Lille fut la Capitale européenne de la culture, titre qu’elle partagea avec la ville de Gênes en Italie. Cet événement est le point de départ d'une biennale culturelle.
Depuis septembre 2004, Lille a reçu le label « Ville d’Art et d’Histoire»
Patrimoine et musées



Musées

Le musée des canonniers.
Le musée d’histoire naturelle (1822)
Le musée de l’hospice Comtesse (1237)
La maison natale de Charles de Gaulle
Le palais des Beaux-Arts (second musée du pays après celui du Louvre à Paris)


De la révolution à la première guerre mondiale

La Gare Lille-Flandres (1869-1892)
La Chambre de Commerce et d’Industrie, sise place du théâtre, dont le beffroi de 70 m carillonne l’air du p’tit quinquin. (1910-1921 par Louis Marie Cordonnier)
L’opéra, théâtre « à l’italienne », sis place du théâtre, bâtiment néo-classique (1907-1923 par Louis Marie Cordonnier)
Le palais des Beaux-Arts, architecture Belle Époque (construction de 1885-1892, fin de la rénovation en 1997), deuxième plus grand musée de France après le Louvre.
Le Théâtre Sébastopol
Filatures, souvent d'architecture néo-gothique en briques, réhabilitées.

1 Comments:

Blogger M.AUGRIS said...

Travail sérieux et solide mais qui aurait pu être plus personnel. Pas de lien et peu d'illustration.

Note : 10,5/20

Mme Toba et M. Augris

10/3/07 15:41  

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