Une année lilloise, le blog des élèves de 1ère S3 et de 1ère ES1

Blog collectif réalisé par les élèves des Première S3 et ES1 et leurs professeurs autour du projet sur Lille.

22.12.06

Lille au XIXème siècle, entre mythe et réalité


. La révolution industrielle en France est à son apogée au XIXème siècle. En effet, ayant débuté à la fin du XVIIIème avec l’invention de la machine à vapeur de James Watt, la science de l’industrie connaît un essor considérable. Elle débute au Royaume-Uni et s’étend rapidement dans le reste de l’Europe ; en France et plus précisément dans le Nord, à Lille. Grâce aux terrains riches en charbon, de nombreuses mines sont ouvertes, et permettent ainsi d’approvisionner les usines textiles et métallurgiques qui se multiplient. D’ailleurs, c’est une ville toute entière de fer et d’acier qui se métamorphose décrite par différents points de vue des poètes. Nous allons ainsi décrire la ville de Lille au XIXème siècle, entre mythe et réalité.


. En effet à cette époque, les industriels et les professions libérales connaissent une expansion considérable. Ainsi les classes dirigeantes sont les plus puissantes et représentent les 9 % de la population qui détiennent 90 % des richesses. Par ailleurs, il existe de nombreuses disparités au niveau des classes, c’est une véritable fracture sociale. Le prolétariat représente la quasi-totalité de cette population d’indigents. Cependant les ouvriers ne sont pas les plus à plaindre, une classe de sous-prolétariat à la dérive apparaît (exemples : les chômeurs, les veuves d’ouvriers, les retraités sans pension, sqq.).
La montée de la puissance industrielle de Lille s’effectue à partir de 1850, elle devient ainsi un grand foyer de commerce. L’activité textile est l’une des 1ère au monde ; la métallurgie de transformation devient alors le 2ème fleuron de l’économie lilloise.
La conséquence de la flambée industrielle implique l’essor démographique (la population passe de 75 000 en 1850 à 220 000 habitants en 1901). C’est ainsi que les villes changent, effectivement une recomposition de l’armature urbaine est nécessaire.


. La ville au XIXème siècle est aussi une source d'inspiration pour les poètes de cette époque. Comme par exemple Guillaume Apollinaire et son poéme "zone" dont en voici un extrait qualifiant la ville :

. J’ai vu ce matin une jolie rue dont j’ai oublié le nom
. Neuve et propre du soleil elle était le clairon
. Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes
. Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
. Le matin par trois fois la sirène y gémit
. Une cloche rageuse y aboie vers midi
. Les inscriptions des enseignes et des murailles
. Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
. J’aime la grâce de cette rue industrielle
Dans ce poème, Apollinaire fait l’éloge de la ville, grâce à des expressions à connotations mélioratives telles que « Jolie », « Neuve et propre » et « la grâce ». Il fait ici la description d’une rue proche d’usine : « cette rue industrielle », en citant les différentes personnes qui peuvent y travailler : « directeurs », « ouvriers » et « belles sténo-dactylographes »
Ainsi que dans ce poème de Charles Cros :
D'autres poètes on pris la ville comme sujet de leur art, tel Victor Hugo et"Joyeuse vie" dans Les Châtiments, livre III, 9

. (...) Un jour je descendis dans les caves de Lille ;
. Je vis ce morne enfer.
. Des fantômes sont là sous terre dans des chambres,
. Blêmes, courbés, ployés ;le rachis tord leurs membres
. Dans son poignet de fer.(...)
. Là, n'ayant pas de lit, la mère malheureuse
. Met ses petits enfants dans un trou qu'elle creuse,
. Tremblants comme l'oiseau ;
. Hélas ! ces innocents aux regards de colombe
. Trouvent en arrivant sur la terre une tombe
. En place d'un berceau !(...)
. Des murs de ces caveaux, des pierres de ces voûtes,
. Du cœur de ces mourants.
. Sous ce rouage affreux qu'on nomme tyrannie,
. Sous cette vis que meut le fisc, hideux génie,
. De l'aube jusqu'au soir,
. Sans trêve, nuit et jour, dans le siècle où nous sommes,
. Ainsi que des raisins on écrase des hommes,
. Et l'or sort du pressoir.
. Ici, en contradiction avec Apollinaire, Victor Hugo fait le blâme de la ville et prend parti des ouvriers, des habitants de la ville; il les défend.
On peut donc constater que la ville au XIXème siècle est décrite sous différents aspect, selon les points de vue des poétes, qui en font l'éloge et le blâme.
On peut donc en conclure que malgré les inégalités sociales, il y a une unité d'ensemble ; riche ou pauvres, les Lillois aiment leur ville. Ils défendent la liberté la justice et la solidarité. C’est ce qui sera la grandeur de la ville : Lille.

2 Comments:

Blogger nico-et-marie said...

Nous avons eu quelques problèmes pour l'incertion de nos trois images, elles ne s'affichent pas, nous réessayerons samedi midi.

22/12/06 23:45  
Blogger M.AUGRIS said...

Message original et intéresant. Agréable à lire. Manquent quelques liens.

Note : 16/20

Les professeurs

11/3/07 17:53  

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